Communiqué de presse diffusé par Social Housing Brussels (SHB)

Le bien-être des locataires sociaux de la région bruxelloise mis à mal par la suspension des travaux de rénovation.

Depuis fin décembre 2025, la tutelle régionale sur les 40.000 logements sociaux de la Région bruxelloise – la SLRB – a demandé aux 16 sociétés immobilières de service public (SISP) de suspendre toutes les commandes relatives aux travaux de rénovation et de ralentir l’avancement des chantiers en cours.

En cause : la libération au compte-goutte, par la Région et par son Gouvernement en affaires courantes, des budgets de rénovation et la décision de la SLRB de suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les nouvelles commandes de travaux. A cette problématique majeure, s’ajoute celle de l’accès à la trésorerie des quelques SISP qui disposaient encore d’avoirs en dépôt auprès de la SLRB et qui est actuellement bloqué. Cette situation les empêche de réaliser tout investissement sur leurs fonds propres.

Dans ce contexte, Social Housing Brussels (la fédération professionnelle qui regroupe l’ensemble des 16 SISP) alerte sur les problématiques qui découlent de ces décisions et qui mettent à mal le bien-être des locataires sociaux d’une part et ralentissent les attributions aux candidats pour un logement social d’autre part.

Pour la moitié des SISP, cela signifie l’arrêt des remises en état des logements entre deux locations entraînant une augmentation du nombre de logements vides, une diminution des attributions de logements pour les candidats inscrits sur la liste d’attente, un ralentissement (voire un arrêt) des plans de mutations des locataires vers un logement adapté à leur composition familiale. Cette augmentation du vide locatif, outre les risques de squats et d’insécurité dans les quartiers, signifie également une perte de revenus locatifs pour les SISP déjà majoritairement en difficulté du point de vue de leur trésorerie.

Pour d’autres SISP, cela implique l’impossibilité de commander les travaux nécessaires à la sécurité incendie ou à la mise en conformité de logements, ou encore tout simplement nécessaires à l’aboutissement de rénovations en cours, des toitures par exemple, et sans lesquels des dégradations aux ouvrages déjà réalisés seront inévitables.

Enfin, de nombreuses SISP ne disposant plus de moyens propres se demandent comment faire lorsque des travaux urgents comme des remplacements inattendus de chaudières ou d’ascenseurs se présenteront et qu’aucun moyen financier ne leur sera mis à disposition.
Les problématiques relevées ici concernent spécifiquement les besoins financiers immédiats et nécessaires au bon fonctionnement des SISP, leur permettant d’assurer la continuité du service rendu aux locataires. Elles ne trouveront pas d’issue avec les éventuelles nouvelles pistes de financement étudiées par la Région pour l’ensemble du secteur du logement social car celles-ci ont des visées à plus long terme.
Aujourd’hui, il est urgent de trouver une issue à l’ensemble de ces blocages financiers car ils commencent à affecter sérieusement la vie quotidienne des locataires sociaux, actuels et futurs, mise à mal par le désinvestissement régional.

Contacts presse :
Jean-François Hoffelt, 0472/40 36 60 jf.hoffelt@socialhousing.brussels
Isabelle Quoilin, 0473/32 57 05 isabelle.quoilin@socialhousing.brussels